Le Bullet Journal, qu’est-ce que c’est exactement ?

J’ai reçu, il y a plusieurs jours, un message me demandant à quoi servait exactement le Bullet Journal.

Très bonne question. En effet, en parcourant internet, on trouve des choses très différentes sous l’intitulé Bullet Journal.

De plus, pas toujours facile d’accès aux non-anglophones, le Bullet Journal est un carnet couteau-suisse – ce qui n’aide à comprendre son principe.

J’ai beaucoup hésité pour choisir quelles images j’allais mettre pour illustrer cet article et j’ai finalement décidé de n’en mettre aucune, pour ne pas influencer une personne qui lirait cet article. Chaque personne a un style différent pour décorer son Bullet Journal et il est important de trouver son style personnel (minimaliste, simplement ou richement décoré) pour se sentir bien dans son journal.

Le Bullet Journal donc. Pour faire simple c’est un carnet regroupant :

  • Un agenda : dans sa forme de base, il est composé d’un calendrier annuel ou semestriel en début de carnet, ensuite sont disséminés des calendriers mensuels et, enfin, viennent s’ajouter les pages quotidiennes (où chaque soir – ou chaque matin –, on note les tâches à faire pour le lendemain).
  • De nombreux pense-bêtes (appelés collections en anglais) : la deuxième grande partie du Bullet Journal est le fait d’y consigner les listes de tout ce dont on a besoin de se rappeler. Cette partie fait que le Bullet Journal est une sorte de post-it géant, à la grande différence que ces post-it sont tous regroupés en un même endroit !
  • Un index : un des autres grands principes du Bullet Journal est de noter les choses telles qu’elles nous viennent à l’esprit. L’agenda et le pense-bête sont donc complètement mélangés dans ce carnet. D’où l’importance de l’index qui permet de se retrouver dans ce joyeux assemblage.

Si l’index vient évidemment en première page, les différentes parties de l’agenda et les pense-bêtes sont destinés à être mélangés dans le carnet : on les crée au fur et à mesure que le besoin se fait sentir, une page après l’autre.

Ensuite, l’idée centrale du Bullet Journal est l’utilisation de puces (d’ailleurs, le terme de « bullet » en anglais signifie « puce »). Les puces, ce sont ces symboles qui permettent de créer des listes sans numérotation (comme celle que j’ai faite en début d’article).

Chaque chose que l’on a à faire est donc consignée dans le journal au moyen d’une puce qu’on va barrer lorsque la tâche à effectuer est terminée. On pourrait croire que ce journal va, du coup, rapidement devenir un fouillis dans lequel on peut vite se noyer. En réalité, Ryder Carroll explique que, dans son idée du Bullet Journal, il aide à désencombrer l’esprit.

Voici comment il présente les choses :

« Prenez un moment et écrivez une liste de toutes les choses qui occupent ou vont occuper votre temps. Ne prenez pas en compte la taille de ces choses, videz juste votre esprit. Lorsque vous avez fini, parcourez cette liste et demandez-vous : cette tâche mérite-t-elle vraiment mon temps ? Est-ce qu’elle me rendra (ou ceux que j’aime) plus heureux ?

Sur une page blanche, transférer uniquement les choses qui ont passé le test. Il y a de grandes chances pour que cette liste soit plus courte, et, par conséquent, bien plus motivante. Dans le Bullet Journal, ce processus est connu comme la « migration ». Chaque mois, notez tout ce qui vous vient à l’esprit et décidez ce qui reste. Qui n’aime pas les espaces remplis de choses qui nous rendent heureuses avec, en plus, de l’espace libre ? »

Ce processus de « migration » des tâches est lié aux puces, et c’est un élément important – Ryder Carroll qualifie cette migration de pierre angulaire du Bullet Journal. En effet, soit on peut utiliser la migration comme c’est expliqué ci-dessus, soit on l’utilise dans le report des tâches au début du mois.

Chaque début de mois, on revoit les tâches listées le mois précédent. Certaines seront réalisées, d’autres non. C’est pour ces tâches qui n’ont pas été réalisées que la migration est à nouveau utilisée. Si cette tâche n’est plus pertinente, alors elle est annulée. Si elle est toujours d’actualité, alors elle est reportée – et recopiée – au mois suivant.

De la même manière, les tâches non effectuées un jour sont reportées au lendemain.

Enfin, la dernière sorte de migration se fait entre les différents types de pages : les tâches du calendrier annuel ou semestriel sont reportées au calendrier mensuel, celles du calendrier mensuel au calendrier quotidien et parfois, les tâches des listes sont reportées dans les calendriers.

Ryder Carroll explique :

« Cela peut paraître fastidieux d’écrire et de réécrire les éléments encore et encore, mais c’est intentionnel. Ce processus vous fera considérer chacun de ces éléments. Si l’un d’entre eux ne mérite pas l’effort que vous le réécriviez, alors certainement n’est-il pas si important que ça. Débarrassez-vous en. »

Voilà. C’était un peu long comme explication mais le concept est riche et il me semblait important d’écrire un article complet pour ne pas le dénaturer.

One thought on “Le Bullet Journal, qu’est-ce que c’est exactement ?

  1. BRAVO pour cette explication claire .
    Je le commence début janvier et je
    suis dans la phase de recherche d’infos.
    Pinterest est un mine d’or pour s’inspirer et en faire son miel.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *