La peur de (re)commencer son Bullet Journal quand on est perfectionniste – mon expérience

Le Bullet Journal est un outil formidable pour s’organiser. Mais quand on est perfectionniste, ça peut vite devenir une source d’anxiété et d’égarement… Tout l’opposé de son utilité première !

Je vais donc vous faire part de mon expérience. Car, oui, je suis une perfectionniste qui se soigne ! Pour vous donner un ordre d’idées, il me prend parfois encore l’envie de recopier mes cours de fac alors que j’ai fini mes études il y a maintenant une dizaine d’années ! (et qu’accessoirement, c’était déjà des notes que j’avais remises au propre à l’époque) Heureusement, j’ai bien d’autres choses à faire.

Le Bullet Journal donc.

Mon tout premier Bullet Journal

J’ai découvert et commencé le Bullet Journal il y a 6 mois, en avril J’ai commencé par un carnet A6. A l’époque, n’ayant pas encore saisi toute la puissance de l’outil, je l’utilisais surtout pour écrire les tâches à faire au quotidien. Je l’ai gardé à peine 3 semaines, soit une dizaine de pages. Puis j’ai arrêté.

Je me dis que j’avais une bonne excuse : le format était bien trop petit. Mais, en y réfléchissant, je ne pense pas que ce soit la vraie raison qui m’ait poussé à arrêter. Comme je le disais, je ne l’utilisais pas à sa pleine puissance, un comble pour une fan de listes comme moi ! Et puis, le fait qu’il ne soit pas parfait est aussi certainement une des raisons de cet abandon – je n’avais pas forcément des choses à écrire tous jours, certaines cases reportées beaucoup trop de fois et finalement un BuJo qui ne me ressemblait pas.

Bullet Journal brouillon

J’ai donc repris quelques semaines plus tard ce que j’appellerais aujourd’hui mon brouillon mais qui, en fait, était mon premier BuJo. En noir et blanc, relativement minimaliste, j’avais une trame hebdomadaire que je suivais coûte que coûte. Je l’ai gardé un mois environ, soit une trentaine de pages environ avec les listes et les projets.

Cette fois encore, j’avais une bonne excuse de l’arrêter : je l’ai fait sur un carnet à dessin – sans ligne ni carreaux donc – sur lequel je m’évertuais à tracer les lignes au crayon gris à chaque nouvelle page que je commençais. Autant vous dire que ça m’a très vite découragé !

Mais là encore, ce n’était pas la seule raison. Je voulais également faire évoluer mes pages et, entre autres, rajouter de la couleur. Cependant, comme j’avais commencé en noir et blanc, je ne voulais pas modifier ma mise en page en cour de carnet. Donc, j’ai recommencé.

Mais cette fois, je ne voulais pas acheter un carnet et le recommencer aussi vite. J’ai donc mis en place quelques stratégies pour le garder :

– Tout d’abord, j’ai acheté un carnet relativement cher : un Leuchtturm pointillé. Le prix me pousse à le garder pour ne pas gaspiller. Et puis, je trouve que c’est un bel objet qui incite à ne pas abandonner.

– Ensuite, j’y ai très vite mis des souvenirs que je voulais garder et qui font qu’aujourd’hui, je suis « obligée » de continuer dedans même si je dois bien l’avouer, j’ai une très forte envie d’en commencer un nouveau ! J’y ai donc mis des photos de mon bébé et des pages de souvenir relatant mon accouchement sur laquelle j’ai collé son bracelet de maternité. Comme ça, impossible de le lâcher celui-là !

– Enfin, j’ai essayé de lâcher pris sur la mise en page. Et ça, ça a été le plus dur… Au début, je faisais des pages toutes colorées dans lesquelles j’écrivais en noir. Aujourd’hui, j’écris en sépia et je mets beaucoup moins de couleurs. Mais il m’aura fallu plusieurs semaines pour accepter ce changement dont j’avais pourtant tellement envie… Et c’est la même chose pour la mise en page, plusieurs semaines ont été nécessaires pour que je puisse passer à une mise en page totalement repensée.

Ce dernier point peut paraître idiot, c’est vrai après tout ! Ce n’est qu’une mise en page… Mais quand on est perfectionniste (ou juste très formaliste peut-être ?), on aime que tout soit comme il faut. En tout cas, ça se manifeste comme ça chez moi. Et ça peut vite devenir gênant.

D’ailleurs, ça me fait penser qu’on donne souvent comme conseil aux débutants de commencer par un carnet de brouillon. Si c’est pour tester la méthode et voir si ça convient, je dis OK. Mais si c’est pour tester des mises en page, je pense aujourd’hui que c’est une mauvaise idée dans la mesure où ça laisserait croire qu’après ce carnet de brouillon, le prochain sera parfait !

Grâce au Bullet Journal, j’ai progressé sur ce point ! Donc il ne permet pas seulement de mieux s’organiser mais aussi de s’améliorer quand on est perfectionniste – sans même faire une page consacrée au développement personnel, rien qu’en le faisant.

Et vous, vous a-t-il aidé sur ce point ?

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