Le Bullet Journal, qu’est-ce que c’est exactement ?

J’ai reçu, il y a plusieurs jours, un message me demandant à quoi servait exactement le Bullet Journal.

Très bonne question. En effet, en parcourant internet, on trouve des choses très différentes sous l’intitulé Bullet Journal.

De plus, pas toujours facile d’accès aux non-anglophones, le Bullet Journal est un carnet couteau-suisse – ce qui n’aide à comprendre son principe.

J’ai beaucoup hésité pour choisir quelles images j’allais mettre pour illustrer cet article et j’ai finalement décidé de n’en mettre aucune, pour ne pas influencer une personne qui lirait cet article. Chaque personne a un style différent pour décorer son Bullet Journal et il est important de trouver son style personnel (minimaliste, simplement ou richement décoré) pour se sentir bien dans son journal.

Le Bullet Journal donc. Pour faire simple c’est un carnet regroupant :

  • Un agenda : dans sa forme de base, il est composé d’un calendrier annuel ou semestriel en début de carnet, ensuite sont disséminés des calendriers mensuels et, enfin, viennent s’ajouter les pages quotidiennes (où chaque soir – ou chaque matin –, on note les tâches à faire pour le lendemain).
  • De nombreux pense-bêtes (appelés collections en anglais) : la deuxième grande partie du Bullet Journal est le fait d’y consigner les listes de tout ce dont on a besoin de se rappeler. Cette partie fait que le Bullet Journal est une sorte de post-it géant, à la grande différence que ces post-it sont tous regroupés en un même endroit !
  • Un index : un des autres grands principes du Bullet Journal est de noter les choses telles qu’elles nous viennent à l’esprit. L’agenda et le pense-bête sont donc complètement mélangés dans ce carnet. D’où l’importance de l’index qui permet de se retrouver dans ce joyeux assemblage.

Si l’index vient évidemment en première page, les différentes parties de l’agenda et les pense-bêtes sont destinés à être mélangés dans le carnet : on les crée au fur et à mesure que le besoin se fait sentir, une page après l’autre.

Ensuite, l’idée centrale du Bullet Journal est l’utilisation de puces (d’ailleurs, le terme de « bullet » en anglais signifie « puce »). Les puces, ce sont ces symboles qui permettent de créer des listes sans numérotation (comme celle que j’ai faite en début d’article).

Chaque chose que l’on a à faire est donc consignée dans le journal au moyen d’une puce qu’on va barrer lorsque la tâche à effectuer est terminée. On pourrait croire que ce journal va, du coup, rapidement devenir un fouillis dans lequel on peut vite se noyer. En réalité, Ryder Carroll explique que, dans son idée du Bullet Journal, il aide à désencombrer l’esprit.

Voici comment il présente les choses :

« Prenez un moment et écrivez une liste de toutes les choses qui occupent ou vont occuper votre temps. Ne prenez pas en compte la taille de ces choses, videz juste votre esprit. Lorsque vous avez fini, parcourez cette liste et demandez-vous : cette tâche mérite-t-elle vraiment mon temps ? Est-ce qu’elle me rendra (ou ceux que j’aime) plus heureux ?

Sur une page blanche, transférer uniquement les choses qui ont passé le test. Il y a de grandes chances pour que cette liste soit plus courte, et, par conséquent, bien plus motivante. Dans le Bullet Journal, ce processus est connu comme la « migration ». Chaque mois, notez tout ce qui vous vient à l’esprit et décidez ce qui reste. Qui n’aime pas les espaces remplis de choses qui nous rendent heureuses avec, en plus, de l’espace libre ? »

Ce processus de « migration » des tâches est lié aux puces, et c’est un élément important – Ryder Carroll qualifie cette migration de pierre angulaire du Bullet Journal. En effet, soit on peut utiliser la migration comme c’est expliqué ci-dessus, soit on l’utilise dans le report des tâches au début du mois.

Chaque début de mois, on revoit les tâches listées le mois précédent. Certaines seront réalisées, d’autres non. C’est pour ces tâches qui n’ont pas été réalisées que la migration est à nouveau utilisée. Si cette tâche n’est plus pertinente, alors elle est annulée. Si elle est toujours d’actualité, alors elle est reportée – et recopiée – au mois suivant.

De la même manière, les tâches non effectuées un jour sont reportées au lendemain.

Enfin, la dernière sorte de migration se fait entre les différents types de pages : les tâches du calendrier annuel ou semestriel sont reportées au calendrier mensuel, celles du calendrier mensuel au calendrier quotidien et parfois, les tâches des listes sont reportées dans les calendriers.

Ryder Carroll explique :

« Cela peut paraître fastidieux d’écrire et de réécrire les éléments encore et encore, mais c’est intentionnel. Ce processus vous fera considérer chacun de ces éléments. Si l’un d’entre eux ne mérite pas l’effort que vous le réécriviez, alors certainement n’est-il pas si important que ça. Débarrassez-vous en. »

Voilà. C’était un peu long comme explication mais le concept est riche et il me semblait important d’écrire un article complet pour ne pas le dénaturer.

La peur de (re)commencer son Bullet Journal quand on est perfectionniste – mon expérience

Le Bullet Journal est un outil formidable pour s’organiser. Mais quand on est perfectionniste, ça peut vite devenir une source d’anxiété et d’égarement… Tout l’opposé de son utilité première !

Je vais donc vous faire part de mon expérience. Car, oui, je suis une perfectionniste qui se soigne ! Pour vous donner un ordre d’idées, il me prend parfois encore l’envie de recopier mes cours de fac alors que j’ai fini mes études il y a maintenant une dizaine d’années ! (et qu’accessoirement, c’était déjà des notes que j’avais remises au propre à l’époque) Heureusement, j’ai bien d’autres choses à faire.

Le Bullet Journal donc.

Mon tout premier Bullet Journal

J’ai découvert et commencé le Bullet Journal il y a 6 mois, en avril J’ai commencé par un carnet A6. A l’époque, n’ayant pas encore saisi toute la puissance de l’outil, je l’utilisais surtout pour écrire les tâches à faire au quotidien. Je l’ai gardé à peine 3 semaines, soit une dizaine de pages. Puis j’ai arrêté.

Je me dis que j’avais une bonne excuse : le format était bien trop petit. Mais, en y réfléchissant, je ne pense pas que ce soit la vraie raison qui m’ait poussé à arrêter. Comme je le disais, je ne l’utilisais pas à sa pleine puissance, un comble pour une fan de listes comme moi ! Et puis, le fait qu’il ne soit pas parfait est aussi certainement une des raisons de cet abandon – je n’avais pas forcément des choses à écrire tous jours, certaines cases reportées beaucoup trop de fois et finalement un BuJo qui ne me ressemblait pas.

Bullet Journal brouillon

J’ai donc repris quelques semaines plus tard ce que j’appellerais aujourd’hui mon brouillon mais qui, en fait, était mon premier BuJo. En noir et blanc, relativement minimaliste, j’avais une trame hebdomadaire que je suivais coûte que coûte. Je l’ai gardé un mois environ, soit une trentaine de pages environ avec les listes et les projets.

Cette fois encore, j’avais une bonne excuse de l’arrêter : je l’ai fait sur un carnet à dessin – sans ligne ni carreaux donc – sur lequel je m’évertuais à tracer les lignes au crayon gris à chaque nouvelle page que je commençais. Autant vous dire que ça m’a très vite découragé !

Mais là encore, ce n’était pas la seule raison. Je voulais également faire évoluer mes pages et, entre autres, rajouter de la couleur. Cependant, comme j’avais commencé en noir et blanc, je ne voulais pas modifier ma mise en page en cour de carnet. Donc, j’ai recommencé.

Mais cette fois, je ne voulais pas acheter un carnet et le recommencer aussi vite. J’ai donc mis en place quelques stratégies pour le garder :

– Tout d’abord, j’ai acheté un carnet relativement cher : un Leuchtturm pointillé. Le prix me pousse à le garder pour ne pas gaspiller. Et puis, je trouve que c’est un bel objet qui incite à ne pas abandonner.

– Ensuite, j’y ai très vite mis des souvenirs que je voulais garder et qui font qu’aujourd’hui, je suis « obligée » de continuer dedans même si je dois bien l’avouer, j’ai une très forte envie d’en commencer un nouveau ! J’y ai donc mis des photos de mon bébé et des pages de souvenir relatant mon accouchement sur laquelle j’ai collé son bracelet de maternité. Comme ça, impossible de le lâcher celui-là !

– Enfin, j’ai essayé de lâcher pris sur la mise en page. Et ça, ça a été le plus dur… Au début, je faisais des pages toutes colorées dans lesquelles j’écrivais en noir. Aujourd’hui, j’écris en sépia et je mets beaucoup moins de couleurs. Mais il m’aura fallu plusieurs semaines pour accepter ce changement dont j’avais pourtant tellement envie… Et c’est la même chose pour la mise en page, plusieurs semaines ont été nécessaires pour que je puisse passer à une mise en page totalement repensée.

Ce dernier point peut paraître idiot, c’est vrai après tout ! Ce n’est qu’une mise en page… Mais quand on est perfectionniste (ou juste très formaliste peut-être ?), on aime que tout soit comme il faut. En tout cas, ça se manifeste comme ça chez moi. Et ça peut vite devenir gênant.

D’ailleurs, ça me fait penser qu’on donne souvent comme conseil aux débutants de commencer par un carnet de brouillon. Si c’est pour tester la méthode et voir si ça convient, je dis OK. Mais si c’est pour tester des mises en page, je pense aujourd’hui que c’est une mauvaise idée dans la mesure où ça laisserait croire qu’après ce carnet de brouillon, le prochain sera parfait !

Grâce au Bullet Journal, j’ai progressé sur ce point ! Donc il ne permet pas seulement de mieux s’organiser mais aussi de s’améliorer quand on est perfectionniste – sans même faire une page consacrée au développement personnel, rien qu’en le faisant.

Et vous, vous a-t-il aidé sur ce point ?

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La page « gratitude » – un outil pour rester positif

Si vous avez déjà parcouru des sites sur le Bullet journal, vous avez peut-être vu une page appelée « journal de gratitude ». Proposée au départ par Kim de Tiny Ray of Sunshine (l’article est en anglais), le principe est de coucher sur le papier, chaque jour, au moins un événement pour lequel on est reconnaissant.

Le journal de gratitude dans le bullet journalJ’ai adopté cette page dès le début de mon Bullet journal et je la trouve très intéressante (bon, vous pouvez voir su la photo que j’ai un peu de mal à m’y tenir quand la fin du mois approche 😀 ).

Kim explique que, quand elle a eu l’idée de créer cette page, elle souffrait de dépression et d’anxiété. Et, plusieurs mois après avoir commencé, elle dit que ça l’a beaucoup aidé et qu’elle sent que son humeur est plus stable.

Et ce n’est pas étonnant. Quand j’étudiais la psychologie, je me souviens d’un cour durant lequel on nous a décrit une expérience. Un même texte était présenté à deux groupes de personnes : l’un regroupant des personnes souffrant de dépression et l’autre des personnes ne souffrant pas de ce trouble.

Les résultats montrent que quand on demande à ces deux groupes de raconter ce qu’elles ont lu, les personnes souffrant de dépression relatent plus les événements tristes contenus dans le texte que les personnes qui n’en souffrent pas.

Autrement dit, les personnes souffrant de dépression ont tendance à faire plus attention aux événements négatifs. Donc, sur une journée, ces personnes retiendront en priorité ce qui leur est arrivé de mauvais et oublieront ce qui leur est arrivé de bien !

Un exercice pour remédier à cela consiste donc à chercher les événements positifs. Si cela peut être très difficile au début, les personnes qui se sont entraînées quotidiennement expliquent qu’avec le temps, cela devient de plus en plus facile !

Donc, on peut dire qu’avoir l’esprit positif, c’est comme un muscle qu’il faut entraîner. Si, pour certaines personnes, c’est « naturel », pour d’autres, cela va demander un peu plus d’entraînement.

Et c’est là que le Bullet journal est un outil génial ! Il permet d’intégrer chaque mois, après la page du journal de bord du mois en général, une page sur laquelle vous aurez numéroté chaque ligne de 1 à 30 ou 31 (une ligne pour chaque jour) et que vous remplirez tous les jours pour vous aider à voir la vie du bon côté !

Bien sûr, l’exercice n’est pas magique ! Lorsqu’on souffre vraiment lorsqu’on souffre vraiment et profondément de dépression, il doit être combiné à de nouvelles habitudes de vie. Et surtout, il ne remplace bien évidemment pas une consultation avec un professionnel.

Sachez enfin, si vous êtes en panne d’inspiration, que Powa a lancé un challenge Gratitude dans lequel elle donne une liste de thèmes.

Et vous, vous utilisez cette page ? Vous avez senti une différence avant et après son utilisation ?

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Bullet journal, grossesse et accouchement

Cela fait un mois et demi que je n’ai rien publié. Et pour cause : j’ai accouché de mon premier enfant et ce premier mois a été très occupé !

Maintenant que j’ai un peu plus de temps, je reviens donc en profitant de mon expérience pour partager les quelques pages que j’ai effectuées pour l’occasion.

Tout d’abord, j’ai profité de mon Bullet journal pour créer une page référençant tous les objets que je devais acheter.

Liste de naissance et allaitement dans le Bullet Journal

Ensuite, j’ai retranscrit les différentes réunions d’information et séance de préparation à la naissance auxquelles j’ai assisté à la maternité. J’ai donc pu emporté mon Bullet journal à la maternité au cas où j’aurais un petit trou de mémoire. ^_^

Résumé des cours de préparation à la naissance dans le Bullet Journal

Je n’en ai finalement pas eu besoin : le fait d’avoir remis au propre toutes les informations m’a en effet permis de les « réviser » !

J’ai réalisé deux autres pages : une première page de souvenirs pour écrire comment l’accouchement s’est déroulé et une autre pour suivre les différents rythmes de mon bébé.

Souvenirs et suivi des rythmes du bébé dans le Bullet Journal

La maternité m’avait fourni un petit livret où je devais noter les heures où j’allaitais, où mon bébé faisait pipi et caca (ce qui permet de contrôler qu’elle mangeait suffisamment). Quand on est maman pour la première fois, on se pose pleins de questions et on est rempli de doutes… J’ai donc trouvé ça très pratique et rassurant !

En rentrant à la maison, je me suis empressée de réaliser mon propre tableau pour pouvoir continuer à évaluer tout ça.

Le Bullet journal m’a donc beaucoup servi pour ma grossesse !

La méthode complète du « Level 10 Life »

Dans de nombreux Bullet Jounal, on voit apparaître le « Level 10 life », qu’on traduira ici par « La Vie niveau 10 », et j’ai voulu en savoir plus sur la façon de l’utiliser : quelle est la méthode conseillée par celui qui l’a créé ?

Voici donc ce qu’on trouve dans le document (qui est apparemment séparé du livre, venant le compléter) concernant cette fameuse « Vie niveau 10 ».

La Vie niveau 10 (ou level 10 life) dans le Bullet JournalLa roue de l’évaluation que l’on voit sur de nombreux Bullet Journal fait partie de ce qu’Hal Elrod, l’auteur du Matin Miracle (« Miracle Morning »), appelle « Le Défi des 30 jours de transformation de sa vie du Matin Miracle ».

Ce défi se base sur l’idée qu’Hal Elrod a développée dans son livre et qui est que, pour acquérir une nouvelle habitude, il faut 30 jours. Ces 30 jours vont se découper en 3 phases qui vont durer chacune 10 jours :

  • Phase 1 (jour 1 au jour 10) : la nouvelle habitude est INSUPPORTABLE.
  • Phase 2 (jour 11 au jour 20) : la nouvelle habitude est INCONFORTABLE.
  • Phase 3 (jour 21 au jour 30) : on se sent IMBATTABLE dans la mise en place de la nouvelle habitude.

Dans « le défi des 30 jours de transformation de sa vie du matin miracle », Hal Elrod détaille donc la procédure pour identifier quelles habitudes mettre en place et comment.

1ère étape : Les questions de clarification

Dans un premier temps, Hal Elrod demande à ses lecteurs de consacrer 30 minutes à une heure à répondre à 5 questions :

  1. Pour quels aspects de votre vie êtes-vous le plus reconnaissant ?
  2. Par quoi voulez-vous commencer comme amélioration/changement pendant les 30 prochains jours ?
  3. Quelles peurs vous retiennent de réaliser votre vie « niveau 10 » ?
  4. Quelles croyances, quelles certitudes devez-vous adopter pour être capable de créer votre vie « niveau 10 » ?
  5. Pourquoi vous sentez-vous poussé à commencer à changer votre vie dès maintenant ?

Je n’ai pas intégré ces 5 questions dans la page dédiée à ce sujet dans mon Bullet Journal et je ne les développe pas beaucoup ici. Mais si vous désirez faire cette étape et que vous voulez plus de précisions sur ces questions, n’hésitez pas à laisser un commentaire ou à m’envoyer un mail.

2ème étape : L’évaluation grâce à « la roue de la vie »

La roue de l'évaluation de la Vie niveau 10 (ou level 10 life)La roue sert à évaluer où vous en êtes actuellement. Sur une échelle de 1 à 10, il faut déterminer à quel niveau de satisfaction vous vous trouvez pour chaque domaine et, ensuite, colorier la roue en conséquence.

Par exemple, vous estimez que dans le domaine « Famille et amis », vous avez un niveau de satisfaction de 5, alors vous coloriez les 5 premiers espaces du quartier relatif à ce domaine.

Hal Elrod explique que tout le monde aimerait avoir un 10 dans chaque domaine, c’est pourquoi cette méthode s’appelle « La Vie niveau 10 ». La suite de cette méthode a pour objectif de viser le 10 dans chaque domaine. Les étapes suivantes vont vous aider à y parvenir.

3ème étape : Votre « niveau 10 »

L'idéal du niveau 10Dans un premier temps, il faut définir en termes généraux ce qui pourrait améliorer vos niveaux dans chaque domaine. Et, pour aller plus loin, il faut décrire comment vous voyez votre « niveau 10 » pour chaque domaine.

Par exemple, dans mon Bullet Journal, j’ai écrit cet « idéal » en couleur à côté de l’intitulé de la catégorie.

Voici quelques questions issues (ou inspirées) du document d’Hal Elrod pour vous guider dans cette étape :

  • « Famille et amis » : Comment pouvez-vous participer à l’amélioration de leur vie ? Comment voulez-vous qu’ils vous considèrent, qu’ils vous encouragent ou vous soutiennent ? Comment pouvez-vous être un meilleur ami, parent, fils ou fille ?
  • « Développement personnel » : Combien de livres voulez-vous lire ? Combien de jours sur la semaine voulez-vous faire le Matin Miracle ? Voulez-vous travailler avec un mentor ? A quelle conférence souhaitez-vous assister ?
  • « Santé et sport » : Comment voulez-vous manger ? Que voulez-vous ne plus manger ? A quelle fréquence faites-vous de l’exercice ? Comment voulez-vous vous sentir ?
  • « Finances » : Quel salaire voulez-vous gagner ? Combien voulez-vous épargner ? Donner aux œuvres de charité ? Quels problèmes financiers voulez-vous régler ? Décrivez la liberté et le style de vie que aimeriez avoir pour vous et ceux que vous aimez ?
  • « Travail » : Que voulez-vous faire ? Avec qui voulez-vous travailler ? Où voulez-vous travailler ? Avez-vous le rêve de créer une entreprise, d’écrire un livre, etc ? Que voulez-vous réellement ?
  • « Environnement physique » : Où voulez-vous vivre ? Qu’est-ce qui doit être changé ? Comment vous sentirez-vous chaque jour qui passe dans votre environnement « niveau 10 » ?
  • « Loisirs » : Quels sont vos loisirs favoris ? Vos passions ? Quelles activités aimeriez-vous faire plus souvent ?
  • « Romance » : Concernant votre partenaire (ou votre futur partenaire), que voulez-vous ? Quelle est votre conception d’une relation accomplie ?
  • « Générosité » : A quel point c’est important pour vous d’aider les autres ? Combien de temps, combien d’argent ou de ressources voulez-vous consacrer à aider les autres ? A quels groupes ou quelles organisations voulez-vous participer ?
  • « Sagesse et harmonie » : Combien de temps voudriez-vous passer dans le silence chaque jour ? Combien de temps voulez-vous passer à chercher l’harmonie ? Comment voudriez-vous améliorer votre relation avec la société qui vous entoure ?

Une remarque concernant cette dernière catégorie : Hal Elrod étant américain, sa culture est différente de notre culture française fortement marquée par les Lumières et l’athéisme. Cette catégorie s’appelle à l’origine « Spiritualité » et voici les questions qu’il propose : « Combien de fois désirez-vous aller à l’église ? Comment aimeriez-vous améliorer votre relation avec Dieu ? ». J’ai mis de côté ces questions qui ne me semblaient pas adaptées mais libre à vous de les reprendre si vous en sentez le besoin !

4ème étape : Les habitudes « niveau 10 »

Les habitudes à prendre pour atteindre le niveau 10Cette étape va permettre de préciser les questions posées à l’étape précédente, de les concrétiser en les traduisant en habitudes. Les habitudes sont des actes concrets qui reviendront périodiquement : dans l’idéal tous les jours pour pouvoir suivre le « Défi des 30 jours de transformation de sa vie du Matin Miracle », mais il est également possible que ce soit toutes les semaines, voire tous les mois.

Dans mon exemple, ce sont les phrases précédées d’un point noir.

Hal Elrod conseille d’identifier 1 à 2 habitudes dans chaque domaine qui peuvent être mises en place du jour au lendemain. Il insiste beaucoup sur ce point : pour chaque domaine, il pose la question : « quelles habitudes pouvez-vous prendre maintenant ? ».

Autrement dit, ces habitudes doivent être de petits actes faciles à mettre en place et qui doivent aussi pouvoir être évalués facilement. La Vie niveau 10 n’est donc, au départ, pas un outil prévu pour planifier des objectifs à 5 ou 10 ans.

5ème étape : Le suivi des transformations

Le suivi de la Vie niveau 10 (ou level 10 life)

Cette dernière étape concerne la façon dont vous allez concrètement suivre votre évolution quant aux habitudes que vous avez posées à l’étape précédente.

Pour cela, Hal Elrod propose d’utiliser un outil bien connu des utilisateurs du Bullet Journal : le traqueur d’habitudes. Il propose d’y mettre les 6 étapes du Matin Miracle et d’y ajouter 4 des habitudes « niveau 10 » que vous avez déterminées précédemment.

Chaque soir, il faudra donc consulter ce tableau de suivi et cocher les cases lorsque vous avez réussi à remplir votre objectif.

L’auteur souligne bien que même s’il est normal de vouloir garder le nombre de jours « manqués » à un minimum, il faut toujours garder à l’esprit que le développement personnel concerne le progrès et non la perfection !

Par ailleurs, s’il y a beaucoup de cases vides et que vous n’arrivez pas à remplir les 4 habitudes fixées, peut-être faut-il plutôt n’en garder que 3 voire 2 pour commencer (surtout si le fait de voir ces cases vides vous démoralisent).

Car, ne l’oublions pas, l’intérêt des outils comme « La vie niveau 10 » est avant tout de pouvoir s’organiser et progresser, qu’il vous soit utile ! A vous de l’adapter pour qu’il colle le mieux à vos besoins !

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La fabuleuse liste des 50 objectifs

Dans le monde du bullet journal, il y a actuellement deux grandes méthodes pour se fixer des objectifs dans la vie :

  • Le « Level 10 Life » : une méthode issue du livre « The Miracle Morning », Le Matin miracle, de Hal Elrod dont je vous reparlerai dans un prochain article.
  • La « bucket list » : une page qui permet de jeter sur le papier toutes les choses qu’on voudrait faire, au fur et à mesure qu’elles nous viennent à l’esprit.

Je vais introduire une autre méthode complètement différente : La fabuleuse liste des 50 objectifs. Cette méthode est issue du livre « Bien gérer son temps pour les nuls ».

La fabuleuse liste des 50 objectifs dans mon bullet journal(Cliquer sur l’image pour zoomer)

Petit conseil pour les bullet journalistes : si vous voulez intégrer cette « fabuleuse liste » dans votre bullet journal, lisez d’abord une première fois entièrement l’article. En effet, l’élaboration de cette liste se fait en plusieurs étapes et si vous la commencez tout de suite, en faisant chaque étape après l’avoir lue, ça peut vous conduire à barrer ou à devoir remplacer certains objectifs. Tout comme la liste des objectifs peut être longue à terminer, la mise en page peut faire l’objet d’une réflexion de votre part avant de vous lancer.

Voici donc comment mettre en place la fabuleuse liste des 50 objectifs :

La fabuleuse liste des 50 objectifs - 1ère étapeCommencer par lister 50 objectifs minimum que vous voudriez atteindre d’ici 10 ans (c’est-à-dire des objectifs à réaliser d’ici 10 ans ou moins). Il est important de ne pas se limiter, il faut viser grand !

Ces objectifs doivent être classés en 5 catégories :

  1. Que souhaitez-vous avoir ?
    Dans cette catégorie, on doit retrouver tout ce qui concerne les acquisitions matérielles.
  2. Que voulez-vous voir ?
    Si cette catégorie fait immédiatement penser aux voyages, il faut essayer de penser plus large en envisageant toutes les expériences qu’on voudrait vivre.
  3. Que voulez-vous faire ?
    Cette catégorie est très vaste et peut elle-même être divisée en plusieurs aspects : les activités, les compétences à développer et le travail.
  4. Que voulez-vous offrir ?
    Le terme d’offrir évoque généralement une dimension financière mais cette catégorie ne regroupe pas que cela : on peut notamment également offrir de son temps. De manière plus générale, cette catégorie aborde la question des causes qui nos sont chères et que l’on veut défendre.
  5. Que voulez-vous devenir ?
    Ici sont regroupés tous les objectifs concernant les qualités à développer : cela va des caractéristiques personnelles à changer ou à améliorer aux résolutions à prendre régulièrement.

Le classement dans ces catégories n’est pas toujours évident et certaines seront peut-être plus difficiles à remplir que les autres. De toute façon, il ne faut pas hésiter à prendre son temps : en général, cette liste se fait en plusieurs jours.

Il est important qu’il y ait au moins 10 objectifs par catégorie.

La fabuleuse liste des 50 objectifs - 2ème étapeUne fois les 50 objectifs déterminés, il faut maintenant évaluer le temps nécessaire à leur réalisation. En essayant de penser à tout ce qu’il faudra mobiliser pour les réaliser (argent à dépenser, connaissances à acquérir et/ou compétences nécessaires), évaluez s’il faudra 1 an, 3 ans, 5 ans ou 10 ans pour les mener à bien.

Attention, lorsqu’on dit qu’il faudra 3 ans pour atteindre un objectif, cela ne veut pas dire qu’il faudra 3 ans à partir de maintenant, cela qu’il faudra 3 ans à partir du moment où on décide de réaliser cet objectif !

Une fois estimé le temps nécessaire à la réalisation de cet objectif, inscrire à côté de celui-ci 1, 3, 5 ou 10.

Pour cette étape, il n’est pas nécessaire que les 4 durées soient également réparties entre les différents objectifs : il est même normal (et logique) d’avoir bien plus d’objectifs à 1 ou 3 ans qu’à 5 ou 10 ans.

La fabuleuse liste des 50 objectifs - 3ème étapeLa dernière étape consiste à classer les objectifs dans différentes catégories. Les auteurs du livre en donnent 6 : Carrière (C), Famille (F), Santé (S), Finances (F), Personnel (P) et Vie spirituelle (V).

J’ai légèrement modifié cette classification (à vous de choisir entre les deux !). Les catégories Carrière et Finances me semblaient répétitives et j’ai préféré les rassembler sous le terme de Travail. Ensuite, la catégorie Vie spirituelle me semblait trop connotée religion : même si aujourd’hui, la spiritualité peut avoir un sens athée, j’ai préféré également remplacer ce terme. Dans mon bullet journal, j’ai inscrit Connaissance/Sagesse mais, après y avoir encore réfléchi, j’intitulerai désormais cette catégorie « Sagesse/Harmonie » (avec l’abréviation H).

Il faut donc maintenant déterminer à quelle catégorie appartient chaque objectif. Avec mon système, on a donc T = Travail, S = Santé, F = Famille, P = Personnel et H = Harmonie/Sagesse. Inscrivez la lettre à côté de chaque objectif et faites le total pour chacune de ces catégories. Il est à noter qu’un même objectif peut être classé dans différentes catégories.

La fabuleuse liste des 50 objectifs - 4ème étapeLes auteurs précisent qu’à cette étape, le but n’est pas d’avoir un nombre exactement identique pour chaque catégorie. Ce qui est important, c’est de viser un système harmonieux.

Si une catégorie compte moins d’objectifs que les autres, il faut y réfléchir et décider s’il serait intéressant de rajouter d’autres objectifs dans cette catégorie ou si, finalement, ce n’est pas nécessaire.

J’ai par exemple, 6 objectifs classés Santé, 12 classés Famille et 20 Personnel. Et je suis satisfaite de cette répartition !

Vous avez donc maintenant 50 objectifs classés selon trois critères différents. Et la grande question est : qu’est-ce que j’en fais ? Hé oui…

Pour pouvoir les mettre en place de manière efficace, les auteurs expliquent qu’il est impossible de tous les attaquer de front. Il faut donc effectuer un tri et choisir seulement 12 objectifs parmi ces 50 !

La fabuleuse liste des 50 objectifs - 5ème et dernière étapePour cela, il va falloir choisir seulement 3 objectifs pour chaque durée. Donc, il faut que vous sélectionniez 3 objectifs dans tous tes objectifs à 1 an, 3 dans tous les objectifs à 3 ans, 3 dans ceux à 5 ans et 3 dans ceux à 10 ans.

Enfin, une fois tout cela effectué, il est important de vérifier l’avancement de chacun de ces objectifs chaque mois : ce peut être l’occasion de réaliser une page dans son bullet journal pour déterminer les différentes étapes à suivre ou tout simplement garder à l’esprit ces objectifs importants.

Voilà voilà !

Le processus est un peu long mais je trouve la démarche vraiment intéressante. Par rapport aux autres systèmes, elle demande une réflexion plus poussée (attention ! Je ne dénigre pas les autres systèmes, c’est juste que chacun a un but différent, ses avantages et ses inconvénients).

Par exemple, j’ai eu beaucoup plus de facilité à remplir les catégories « Ce que je souhaite voir » ou « Ce que je souhaite faire » que les autres, ce qui m’a fait réfléchir à des domaines auxquels je n’aurais pas pensé si j’avais fait une « bucket list ».

De la même manière, les catégories « Travail » et « Santé » étaient encore moins fournies que ce qu’elles sont maintenant dans mon bullet journal après avoir compté les objectifs pour ces catégories.

Et, pour finir, le fait de déterminer une durée pour réaliser ces objectifs permet de faire un premier pas dans la réalisation de ces objectifs puisque cela demande déjà d’en faire une première analyse.

Si vous avez une question concernant la réalisation de cette liste, n’hésitez pas à poster un commentaire !

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Introduction au bullet journal : guide de référence et méthode

Le bullet journal est un carnet dans lequel vous allez ranger toutes vos informations et tâches à faire pour une organisation optimale.

Beaucoup de personnes ont déjà fait des articles expliquant à quoi sert exactement ce carnet et comment le réaliser. Dans cet article, je vais donc tout d’abord poster la traduction du petit guide de référence réalisé par Kim de Tiny Ray of Sunshine (en anglais) qui résume tout cela en une seule page.

Le petit guide de référence du bullet journal(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

− Télécharger le petit guide de référence du bullet journal au format PDF −

Je garde ce petit guide de référence dans la pochette à la toute fin de mon bullet journal. N’hésitez pas à imprimer le fichier PDF pour faire de même, il est là pour ça !

Il est important de bien garder à l’esprit que ce guide n’est pas à suivre au pied de la lettre. Il permet juste d’avoir un aperçu de comment organiser son bullet journal. Ensuite, et c’est là toute la beauté du concept, chacun est libre d’y apporter toutes les modifications qu’il désire pour que le bullet journal soit le plus efficace possible pour lui.

D’ailleurs, voici les présentations de ce fameux carnet par d’autres bullet journalistes.

Tout d’abord, l’article de présentation de Powa : Le Bullet Journal : Qu’est-ce que c’est et Par quoi commencer ?. Il commence par répondre à une petite question toute simple mais importante : « Suis-je faite pour avoir un BuJo ? » et reprend ensuite les différentes catégories que vous avez pu découvrir dans le guide.

Ensuite, un autre article très bien fait : Commencer un Bullet Journal – la méthode en 10 étapes par Elodie de SohoHana. Grosso modo, les informations sont similaires à celles du guide de référence mais c’est toujours sympa de voir les gens les mettre en pratique !

Voici également d’autres articles reprenant les concepts de base mais qui introduisent quelques idées de collections : Bullet Journal, les rubriques par Karolina de Journaling addict et Organiser son quotidien avec le Bullet Journal par Pauline de Un invincible été.

Voyons maintenant une présentation différente : Comment le Bullet Journal a changé ma vie (et 5 étapes pour commencer le votre) par Charlotte de Invente Ta Plume. Ici, pas de description détaillée des différents éléments du carnet mais des conseils généraux sur la façon de le tenir pour rester motivé.

Voilà, ça fait déjà pas mal de petites présentations en français !

Les sites anglais sur le sujet ne manquent pas. Si je devais donner les sites de référence, je dirais :

  • Bullet Journal : LE site officiel, avec quelques articles de Ryder Carroll, le créateur du bullet journal.
  • Boho Berry : pour beaucoup le site de référence d’une passionnée de bullet journal et de développement personnel.
  • Tiny Ray of Sunshine : une autre blogeuse de référence qui a un style plus minimaliste que Boho Berry.
  • Pretty Prints and Paper : encore une autre blogeuse qui a beaucoup participé à l’essor du bullet journal et qui participe à de nombreux challenges.
  • Passion Themed Life : une bullet journaliste qui a toute une section sur le « art journaling » (le fait de tenir un journal de manière artistique).
  • Christina 77 Star : une bullet journaliste anglaise (toutes les précédentes étant américaines) dont le site regorge de trouvailles très inspirantes !

Tout ces sites constituent une sélection subjective. On peut en trouver de nombreux autres et il existe aussi une kyrielle de comptes instagram regroupant les créations des bullet journalistes. Peut-être suis-je passée à côté d’autres sites tout aussi beaux et passionnants. N’hésitez pas à compléter la liste dans les commentaires !

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Au commencement était l’action

Bonjour à tous et à toutes et bienvenue sur mon blog dédié à l’organisation au quotidien et, plus particulièrement, au bullet journal (le « journal à puces » en français).

Le titre de ce tout premier article est une citation du poète allemand Johann Wolfgang von Goethe. Il pensait que pour devenir meilleur, l’être humain doit agir. Agir, c’est bien, mais par où commencer ? Si on fonce tête baissée, si on agit sans réfléchir, le résultat sera souvent décevant !

Toujours en quête d’amélioration, j’ai multiplié les programmes, les calendriers, les listes pour pouvoir progresser. Et aujourd’hui, je pense que le bullet journal est l’outil qu’il me faut. C’est pourquoi nombre d’articles concerneront ce carnet qui sert à tout consigner.

J’aime aussi observer et participer à la mise en place de nouvelles bonnes habitudes chez mon mari ou chez mes sœurs. Cela me permet d’aborder des problématiques bien plus variées que celles qui ne touchent que moi.

Par ailleurs, j’ai fait des études de psychologie qui m’ont enseigné l’importance de progresser par petites touches, de décomposer les tâches complexes en étapes facilement réalisables.

Le but de ce site internet est donc de vous faire profiter de toutes mes connaissances et tentatives pour changer (tout en restant soi-même bien sûr !) et, ainsi, devenir meilleur et plus épanoui ! J’ai l’intention d’en faire un site rempli de ressources pour qui cherche comment optimiser l’organisation de son quotidien.

Pour cela, notamment pour le bullet journal, je ferai profiter au maximum de mes talents en dessin pour mettre à disposition des outils esthétiques. D’ailleurs n’hésitez pas à laisser un commentaire si quelque chose vous fait envie !